Son agilité dans un secteur plutôt traditionnel, GAUTIER la doit aussi à l’état d’esprit de son équipe. David Soulard précise : « En fait nous avons fait pas mal de « vie ma vie ». On a souvent dit que GAUTIER était un genre de start-up dans la façon d’être. On expérimente tous, les weekends quand nous faisons nos propres achats, ou sur des choses que nous observons. Et puis moi je ne suis pas issu du meuble et il y a cette volonté de s’inspirer et rapporter des choses que l’on peut voir ailleurs. » Par « ailleurs », il parle en particulier du secteur de la mode et de son habilité à vendre sur internet. « Ils ont beaucoup de collections, ils ne vendent quand même pas trop mal sur internet, donc ça veut dire que la qualité des rendus des textures ou des couleurs est plutôt bonne. C’est aussi eux, ces grand-frères-là, qui nous tracent la route ».
Même s’il est convaincu du rôle central que joue le magasin, il le voit aujourd’hui comme indissociable d’outils digitaux afin de renseigner au mieux les consommateurs. Les visiteurs arrivent souvent sur place avec une idée bien précise du fait de l’omnicanalité de l’offre de la marque.
Le constat est donc clair. Il est nécessaire d’investir maintenant pour ne pas rater le coche et se faire distancer par ses concurrents. Une crise majeure comme celle que nous traversons a pour conséquence de donner un coup d’accélérateur aux tendances qui déjà émergeaient. Ce serait dommage de rater le train en marche.
Un grand merci à David Soulard pour son temps et ses réponses à nos questions.